Oblivion "une bombe à plus d'un titre"

Publié le par Pitpubman



Graphismes

19/20

La grande majorité des titres 2006 vont techniquement courir après un jeu sorti en mars, c'est désormais chose certaine. Oblivion dépasse amplement le cadre de la simple "performance" visuelle : la profusion végétale n'a jamais autant injecté de fantastique et de mystère dans les forêts, la lumière n'a jamais aussi bien mis en avant l'architecture de bâtiments, le normal mapping n'a jamais donné autant de relief aux choses. Je ne sanctionne donc pas Oblivion pour sa gourmandise car celle-ci se justifiera avec les mois, voire les années.

Jouabilité

18/20

Ce jeu est fondant, voilà le meilleur qualificatif. On s'y laisse couler comme une masse, perclus dans des heures de jeu qui semblent broutilles, la grâce à une intensification conséquente des différents gameplay et un dynamisme nouveau dans les sensations de jeu. Les quêtes sont à la fois plus profondes, et moins difficiles d'accès. Une très grande réussite, malheureusement et principalement entaché par des erreurs d'interface, une localisation lâche et quelques répétitions.

Durée de vie

19/20

S'il est bien compliqué de jauger en moins d'une semaine combien de temps il faut pour couvrir ne serait-ce que la moitié du contenu du jeu, on peut estimer que la trame principale demandera au bas mot une trentaine d'heures de jeu. A partir de là, additionnez-y des donjons plus vastes que ceux de Morrowind, des missions plus longues et des trésors encore plus compliqués à découvrir. Mêlez-y aussi une difficulté pleinement réglable et un éditeur de niveau très puissant. Et vous obtenez une durée de vie énorme.

Bande son

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17/20

Enfin un instant pour évoquer ce domaine. Jeremy Soule est bien moins emphatique que dans Morrowind. Les thèmes se dévoilent et révèlent une grande douceur, ainsi que des mélodies complexes et élégantes car moins pompières que le prédécesseur. Cette musique est majoritairement d'une grande et belle tristesse, même quand elle se veut violente, évoquant en cela le drame du monde de Tamriel. Une composition courageuse dont les gracieux refrains ne s'imposent à nos oreilles qu'après plusieurs heures de jeu. Nous avons droit aussi à des voix et des bruitages très professionnels.

Scénario

17/20

 La trame principale est passionnante. Cette histoire de successions et d'objet fétiche évoque principalement Shakespeare (impression renforcée par les réactions un peu théâtrale des protagonistes) et le Seigneur Des Anneaux, bien sûr. Les quêtes secondaires sont constitués de plusieurs étapes qui se tiennent parfaitement. Le titre est très adulte et évoque beaucoup de questionnements importants : racisme, profanation des tombes, suicides... Beaucoup d'humour aussi, avec notamment quelques références ironiques sur Morrowind.
Note Générale

18/20

Bethesda nous adore tous et toutes. Sans renier un seul instant le monstrueux héritage des Elder Scrolls, Oblivion est l'occasion de démocratiser pleinement la série en la rendant plus intense, plus accrocheuse et plus cohérente. Et c'est une réussite complète, d'une addiction ahurissante. Graphiquement le titre se positionne comme un nouveau mètre étalon, mais cette expression étant un peu réductrice, on précisera que rien aujourd'hui ne peut user d'un tel pouvoir de fascination. Seuls regrets : une interface qui a des ratés, une localisation moyenne et quelques facilités dans les donjons ou les PNJ. Mais rien ne parviendra à écorner l'importance de ce titre pour ce début 2006. Un jeu exceptionnel.














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